Liverpool maîtrise un OM courageux

Marseille a dépensé une folle énergie mais n\’a pas empêché Liverpool, impressionnant de maîtrise en première période, de s\’imposer au Vélodrome mardi lors de la première journée de la Ligue des champions (2-1).

L\’OM n\’a pas franchement à rougir de sa première défaite de la saison face au co-leader du championnat anglais, tombeur de son vieux rival Manchester United le week-end dernier (2-1) et présenté comme un champion d\’Angleterre en puissance.

Le public du Vélodrome l\’a compris : c\’est sous les applaudissements qu\’il a accompagné ses favoris en fin de match, eux qui avaient pris une sacrée correction en décembre devant cette même équipe (0-4)…

La machine à presser anglaise ne mit pas longtemps à entrer en action. Impossible de jouer un ballon tranquillement sans voir surgir un Anglais prêt à s\’en emparer! Une présence physique de tous les instants, que seule la vivacité marseillaise pouvait ébranler. Le décor était planté.

Liverpool enchaînait ainsi les tentatives, par Torres d\’une tête claquée par Mandanda (7), Babel en pivot (15) ou Gerrard des 20 m obligeant encore Mandanda à la détente (16).

Mais c\’est au moment où une certaine appréhension commençait à tenailler le Vélodrome, par ailleurs loin d\’être plein, que l\’OM ouvrait la marque: étonnamment titularisé comme milieu offensif, Cana, servi d\’une superbe louche en pivot par Cheyrou lobant la charnière anglaise, marquait un but de pur avant-centre (1-0, 23).

Sur une perte de balle de M\’Bami au milieu devant Torres, Kuyt centrait en effet pour Gerrard qui enroulait une frappe magnifique. Un peu à la manière du but de Valbuena à Anfield Road un an plus tôt (1-1, 26). Et six minutes plus tard, le capitaine des \ »Reds\ » transformait un penalty logiquement accordé après une faute grossière de Zubar sur Babel (1-2, 32).

Domination stérile
C\’en était trop pour le coach marseillais Eric Gerets, qui lançait Valbuena à la place de M\’Bami avant la pause, repositionnant au passage Cana en vrai milieu défensif, pour injecter de la vitesse supplémentaire.

L\’OM se lançait alors dans un longue course qui devait durer toute la 2e mi-temps, où Liverpool jouait logiquement plus à l\’économie au profit de contre-attaques.

Souvent impulsées par Cheyrou, le Marseillais du match, les occasions les plus nettes étaient françaises. Un ciseau de Koné (58), deux frappes de Ziani (66, 72), une tête de Taiwo (62) et une plus franche encore de Niang (89), qui eut aussi la balle de match que sauva Reina dans le temps additionnel, ne suffisaient pourtant pas à percer la cuirasse anglaise.

Il fallut même un énorme arrêt de Mandanda devant Babel (76) pour éviter la douche glacée. Mais l\’OM a montré des ressources…

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