Patrick LIEWIG, Entraineur principal de l’ASEC : « nous sommes prêts à relever le challenge »

L’ASEC Mimosas a été battue sur ses bases du stade Robert Champroux, par le Dynamos FC de Harare. Cette défaite est diversement interprétée et analysée par la presse sportive ivoirienne.

L’ASEC aurait été humiliée, ce samedi 13 septembre rappelle t-il le samedi noir contre Orlando pirates ? L’ASEC n’aurait plus de chances de qualification dit –on. L’attaque Jaune et Noir au cours de cette rencontre aurait été quelconque. Les mimosas auraient subi le coaching sans visage du premier responsable du staff technique de l’ASEC mimosas. Le collectif Jaune et Noir aurait évolué sans ses ténors dans une attaque inconnue transformant ainsi le rêve de qualification en un cauchemar. Face à toutes ces supputations, ASEC.CI a rencontré le Coach Patrick LIEWIG qui a accepté de faire une lecture du match et relater la coloration technique de ses choix :

L’ASEC avait t-elle une attaque sans visage ?
Beaucoup de choses sont dites et sont erronées. L’équipe alignée contre Al Ahly, Zamalek et Dynamos n’a varié que sur 3 joueurs en attaque. A savoir 5 joueurs potentiels pour 3 postes qui sont Koné Tiezan, Kesse mangoua, marco Dion, Cyriac Gohi Bi et Kouakou martial. Naturellement, il faut prendre en compte l’état de forme de chacun, des blessures et maladies durant ce mois de compétitions, donc acte !

Les observateurs donnent un cachet humiliant à cette rencontre.
Quel est votre avis sur la question ? Quelles analyses faites-vous de ce match ?

Le jeu déployé contre les trois équipes à savoir Al AHly, Zamalek et Dynamos a été de même facture avec plus ou moins de réussite. Louange contre Al Ahly après le nul (0-0), Consécration contre Zamalek avec la réussite dont on se souvient (3-0) et ce samedi 13 septembre contre le Dynamos FC, humiliation dit-on !!!
Une analyse professionnelle de ce match est que nous avons eu la possibilité de faire le break dès les 25 premières minutes et aussi de bonnes opportunités en 2ème mi-temps mal exploitées. L’équipe du Dynamos est une équipe très habille en contre, elle a su exploité une de nos erreurs après un mauvais placement de nos défenseurs à la 55ème min. Malgré ce coup du sort, l’équipe a su réagir et revenir au score. Les 15 dernières minutes ont vu l’équipe de l’ASEC manquer de réussite sur plusieurs actions collectives bien menées.

L’historique du match avec la sortie d’un de nos défenseurs centraux Ahmed Hervé Diomandé ne nous a pas permis de faire rentrer plutôt Antoine N’Gossan du fait qu’il était le dernier remplaçant.
Les 30 minutes passées sur le terrain auraient pu faire basculer le match en notre faveur avec plus de réussite de notre côté. Ce sont là les faits et la réalité des événements du match. Toutes sortes d’élucubrations ou inventions sont à bannir.

Cette défaite neutralise t-elle toutes les chances de qualification de l’ASEC Mimosas ?
La seule certitude était que si l’on gagnait, on prenait trois points et on se qualifiait si le Zamalek faisait un match nul. Dans tous les autres cas, on a la nécessité de faire une grande performance contre Al Ahly et de gagner. Et surtout de compter sur un résultat nul ou une victoire du zamalek à Hararé. Au quel cas, nous serons qualifié au goal average particulier ( 0-0 en Egypte et 3-0 à Abidjan)

Ne croyez vous pas qu’il est utopique de penser battre le National Al Ahly en terre égyptienne ? La victoire face au dynamos n’était –elle pas la bonne enseigne ?
A ce jour, nous ne sommes pas là à nous focaliser sur le passé. En tant qu’entraineur principal de l’ASEC, un jour, j’ai abattu les fantômes d’Orlando Pirates, les fantômes d’Eyimba, les fantômes du Kotoko, les fantômes du WAC , etc.

Le présent est qu’il nous reste un match. Les confrontations entre le National Al Ahly et l’ASEC se sont toujours jouées sur des détails. On sait qu’on devra aller gagner au Caire, après notre désillusion du Samedi dernier, nous sommes prêts à relever le challenge, moi en premier et les joueurs à l’unisson : confiance, unité et détermination seront notre secret. La hache est dans le fer et le fer est dans la hache.

Plusieurs analyses pas toujours vraies ont été relatées dans la presse. En avez-vous entendu parler ?
Oui je sais que beaucoup de choses ont été dites dans la presse, mais le pire est de prendre des arbitres tunisiens pour des arbitres camerounais. Mais je m’en tiens aux données du rectangle vert. Des gens de métier ont une approche du match avec leur expérience de terrain et leurs connaissances footballistiques. Eux, ils relatent les faits en tenant compte des données du rectangle vert. Voir l’interview accordé par Gadji Celi (Ex-capitaine de l’ASEC) au Journal Nord Sud Media.

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