Francis Ouégnin (Président Délégué): « J’ai foi en notre équipe »

Optimiste, mais prudent, pour les prochains matches de la Ligue des champions 2008, le Président Délégué de l’ASEC Mimosas, Francis Ouégnin, pense que les Mimos ont les moyens de se qualifier pour les demi-finales.

Président, quelles sont vos impressions après cette victoire importante face au Zamalek ?
Après une telle victoire qui nous permet d’occuper la deuxième place dans notre poule, on ne peut qu’être heureux. Surtout que ce succès met l’équipe dans de bonnes dispositions morales. Et puis, on est enfin soulagé de vaincre le signe indien après plusieurs matches nuls en championnat national et en Ligue des champions. Mais il faut rester serein car nous avons encore deux rencontres importantes à négocier face au Dynamos, ici, à Abidjan, et contre Al Ahly, au Caire. Je profite de l’occasion que vous m’offrez pour remercier les généreux donateurs qui aident beaucoup l’ASEC Mimosas dans la discrétion. Ce qu’ils font en ce moment est si important que seul Dieu les remerciera au nom de toute la grande famille jaune et noir. Ces personnes dont je parle se reconnaîtront à travers ces lignes.

Vous attendiez-vous à un score si large ?
On avait beaucoup parlé aux joueurs avant ce match. Je m’attendais à une belle réaction de leur part. Je savais qu’ils étaient très motivés. Ils étaient décidés à gagner ce match contre le Zamalek pour se positionner à la deuxième place. Seulement, l’ampleur du résultat est allée au-delà de mes espérances. Mais cela ne me surprend pas au regard de la qualité du jeu que nous produisons depuis un moment et au regard du nombre d’occasions de but que nous nous créons pendant un match. Il nous manquait seulement la réussite. Cette fois, la réussite était au rendez-vous, et l’ASEC a infligé une lourde défaite au Zamalek.

Qu’avez-vous dit aux joueurs avant ce match ?
On leur a dit que personne ne croit en nous depuis le début. Mais chaque fois, on a su déjouer les pronostics. On leur a expliqué qu’après le match nul au Caire, à l’issue de la troisième journée, tout devenait possible. Ils en étaient convaincus aussi. Effectivement, tout est maintenant possible. Il faudra battre le Dynamos lors de la prochaine journée pour augmenter nos chances d’accéder aux demi-finales. Après ce que nos joueurs ont démontré, ils en sont capables.

Que retenez-vous de cette brillante victoire de l’ASEC Mimosas face au Zamalek ?
Au-delà du résultat et du beau jeu que nous avons produit, j’ai été très impressionné par l’engagement physique total de nos joueurs. On sentait qu’ils en voulaient et ils ont vraiment mouillé le maillot. C’est la deuxième fois, cette saison, après son grand match contre Al Ahly, que je vois l’ASEC Mimosas jouer de cette façon. Cela me fait espérer pour la suite de la compétition.

Quel impact cette victoire face au Zamalek peut-il avoir sur le comportement de l’équipe ?
On espère tous que cela va provoquer le déclic au sein de l’équipe pour la suite de la saison. Car l’ASEC a montré qu’elle sait élever son niveau pour négocier les grands rendez-vous. Si cet état d’esprit l’anime aussi en championnat national, elle pourrait déjouer les pronostics. Pourvu que la réussite, qui nous a souri contre le Zamalek, nous tende désormais les bras.

Comment voyez-vous déjà le prochain match de la Ligue des champions à domicile contre le Dynamos FC ?
Ce ne sera pas facile, en raison de l’enjeu. Mais nos joueurs ont montré à plusieurs reprises qu’ils sont capables de se transcender pour faire la différence dans les grands rendez-vous. On n’a pas le choix. Il faut battre le Dynamos FC. Cela est dans nos possibilités. Après nos belles prestations contre le Dynamos, Al Ahly et le Zamalek, j’ai confiance dans nos moyens de disputer les demi-finales.

Interview réalisée par
K. Ismaël
& Ahmed Malolo
(photos)

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