“L’ASEC est un exemple en Afrique”

A l’issue de sa visite de deux jours à Sol Béni, Peter Varney s’est dit très impressionné par l’organisation et le développement de l’ASEC, mais aussi par la qualité de la formation à l’Académie MimoSifcom.

– Quelles sont vos impressions après avoir visité l’Académie MimoSifcom et découvert les différents aspects de la formation que l’on y dispense ?
– Je suis très impressionné par tout ce que j’ai vu à l’Académie qui contribue au développement intellectuel, physique et technique des élèves. Il va sans dire qu’un gros investissement a été fait dans les infrastructures sportives qui sont impressionnantes. Tous les jeunes montrent une grande discipline et beaucoup d’application sur le terrain et à l’école. Pour moi, l’ASEC est un exemple en Afrique.

– Comment jugez-vous la formation qui est dispensée à l’Académie ?
– J’ai pu apprécier la qualité de la formation à l’Académie MimoSifcom à travers les différents ateliers qui constituent des étapes dans la formation du jeune footballeur. J’ai particulièrement aimé la danse qui fait partie du programme de formation à l’Académie et cela est une originalité. J’ai assisté également aux rencontres des différentes catégories de l’Académie MimoSifcom. Les jeunes de l’ASEC sont très forts techniquement. Leurs matches sont à la fois techniques, physiques et très engagés. Cela leur permettra de s’adapter facilement au football européen, surtout à celui d’Angleterre. Les garçons de 18 ans m’ont fait une bonne impression. Mais il va sans dire qu’ils ont encore du chemin à faire pour arriver au haut niveau.

– En venant en Côte d’Ivoire, vous attendiez-vous à voir un outil de travail comme Sol Béni ?
– J’avais déjà vu des images de Sol Béni et de l’Académie MimoSifcom. Mais la réalité m’impressionne davantage. Je suis surpris par les installations de Sol Béni. Surtout par la qualité des pelouses des terrains de l’Académie et de l’équipe professionnelle.

– Durant votre séjour à Abidjan, avez-vous vu des joueurs qui vous intéressent à l’Académie ?
– L’accord entre Charlton AFC et l’ASEC Mimosas nous donne la possibilité d’enrôler un certain nombre de jeunes joueurs issus de l’Académie. Il y en a qui intéressent Charlton Athletic FC dans l’immédiat. Mais il nous faut l’accord de notre partenaire, l’ASEC Mimosas.

– Comment voyez-vous l’avenir du partenariat entre votre club et l’ASEC Mimosas ?
– Je le vois sous d’heureux auspices. En 2008, Charlton invitera l’Académie MimoSifcom à Londres pour un tournoi. Après tout ce que j’ai vu, j’ai hâte que cela se fasse. Comme je l’ai dit tantôt, nous pourrions enrôler des jeunes de l’Académie qui nous intéressent. Nous sommes heureux également de constater qu’en matière d’infrastructures sportives, Me Roger Ouégnin a réalisé beaucoup de projets dont il nous avait parlé. Je serai heureux aussi de faire venir une équipe de Charlton Atheltic FC, ici à Abidjan.

– Maintenant que votre club, Charlton Athletic FC, est relégué en Division One (D2), quelles sont ses ambitions ?
– Nous avons connu une saison 2006-07 très difficile au terme de laquelle notre club est allé en seconde division. Cette saison, nous avons bouleversé notre effectif. Dix-huit joueurs ont quitté le club. C’est un soulagement pour Charlton au plan financier. Mais cela n’entame pas notre volonté de retrouver l’élite dès la saison prochaine. Vu la situation géographique de Charlton Athletic FC à Londres, ce club a le potentiel technique, humain et matériel pour réaliser cette ambition et devenir l’un des meilleurs clubs d’Angleterre et d’Europe.

– Que pouvez-vous dire de votre séjour à Abidjan ?
– J’ai été très bien accueilli à mon arrivée. Mon séjour s’est déroulé selon le programme que les responsables de l’ASEC Mimosas nous avaient communiqué à Londres. J’ai été ravi de découvrir l’ASEC Mimosas, de retrouver ses dirigeants, en particulier Me Roger Ouégnin et Pascal Théault. Je suis très impressionné par la discipline qui règne à l’ASEC. C’est un élément très important pour bien travailler.

– Votre séjour abidjanais va-t-il changer votre opinion sur l’Afrique ?
– J’ai pu remarquer le niveau de développement de la Côte d’Ivoire. J’ai pu remarquer également qu’il y a un apaisement du climat sociopolitique. Ce qui est une excellente chose pour la reprise des activités économiques. Si ce retour à la normalité se poursuit, ce sera une bonne chose pour le pays qui pourra continuer à se développer. Ce qui aura forcément un impact positif sur le football et les autres sports.

Interview réalisée par K. Ismaël.

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