« L’ASEC n’a pas dit son dernier mot »

Francis Ouégnin, le Président Délégué, Président de la section football de l’ASEC, est optimiste à quatre journées de la fin de la L1 Orange. « Même si nous n’avons pas notre destin en main, tout est encore possible », dit-il avec foi.
Président Francis Ouégnin, comment trouvez-vous le niveau de la Ligue 1 Orange ?
Le niveau de la L1 Orange 2007 est très relevé. Il y a un nivellement certain des valeurs. Aujourd’hui, toutes les rencontres sont serrées. Leur issue est incertaine. L’ASEC et l’Africa ne sont plus sûrs de gagner à chaque journée parce que l’on constate un phénomène nouveau dans cette L1. Ses différentes équipes sont motivées et elles possèdent toutes de bons joueurs. Ce qui rend les luttes, pour le titre et pour le maintien, très ardues. Pour moi, le titre se jouera jusqu’à la dernière journée.

Que vous inspire cette fin de championnat ?
Elle est intense du point de vue émotionnel et passionnante par rapport à l’intérêt qu’elle suscite dans chaque camp. Les cardiaques devraient s’abstenir. Notre rival tient le bon bout. Mais l’ASEC n’a pas dit son dernier mot. Tout est encore possible.

Certains Actionnaires estiment que le statu quo de la 22e journée est une chance pour l’ASEC de se succéder à elle-même. Etes-vous de cet avis ?
Je ne peux pas prédire ce qui va se passer. L’Africa aurait pu creuser l’écart lorsque nous faisions match nul avec la JCA. Finalement, on ne s’en tire pas trop mal avec ce statu quo. J’ai foi en mon équipe. Nous avons la possibilité de nous succéder à nous-mêmes, si nous croyons en nous. La différence se fera sur le plan mental. Nos joueurs nous l’ont prouvé face à l’Africa et Issia lors de la 19e journée et de la 17e journée en retard.

Comment expliquez-vous, la prestation actuelle de l’équipe ?
Je pense qu’elle connait un passage à vide tout simplement. Et cela arrive à toutes les équipes. Et lorsque cela arrive au moment où l’on est au coude à coude avec son rival dans les ultimes journées d’un championnat, comme c’est notre cas, cela est difficile. Mais je le répète, c’est avec une grande force mentale que nous parviendrons à renverser la situation. Cela est dans nos possibilités. Il suffit que les garçons y croient et, heureusement, ils y croient.

D’aucuns parlent d’un malaise entre certains joueurs et l’entraîneur. Qu’en est-il ?
Tout cela est archi-faux. Le métier d’entraîneur est très ingrat. Quand l’équipe gagne, on adule les joueurs. Quand elle perd, c’est l’entraîneur qui est indexé. Pourtant, l’entraîneur n’est jamais sur le terrain. Chaque passage à vide de l’ASEC Mimosas a toujours suscité des commentaires malveillants dans la presse à sensation. Ce qui se passe aujourd’hui n’est pas nouveau.

Pour vous, quelle saveur aurait ce titre après votre retour à la tête de la section football si l’ASEC venait à le remporter ?
Notre joie sera à la mesure des difficultés que nous avons rencontrées dans l’acquisition de ce titre. Ce sera un exploit pour nos joueurs qui auront réussi à renverser une situation difficile. Notre joie sera grande non pas seulement en raison de l’adversité rencontrée, mais surtout à cause de la méforme de notre équipe tout au long de cette seconde partie du championnat. Habituellement, à quatre ou trois journées de la fin de la L1, on connaît le champion. Mais cette année, à ce niveau de la compétition, rien n’est acquis pour les prétendants à la couronne nationale. L’ASEC et l’Africa auront affaire à des équipes solides comme la SOA, le Réveil, Issia, le Stella, Bingerville, etc. Il y a du KO dans l’air.

Quel est le moral de vos troupes en ce moment ?
C’est incroyable mais vrai, les garçons sont sereins. Ils sont convaincus que malgré le passage à vide du groupe, ils conserveront leur titre. C’est rassurant. Nous continuons de les motiver. Nous leur faisons confiance. Nous savons qu’ils sont capables de redresser la situation.

Quel est votre mot de fin ?
Cette fin de championnat est très serrée au sommet du classement. Mais nous, les Mimos, devons y croire. Nous, les dirigeants, ne baissons pas les bras. Nous avons confiance en nos joueurs. Ces derniers sont aussi déterminés à conserver leur titre. Nos supporters devraient y croire avec nous. Nous avons besoin de nous serrer les coudes dans la difficulté.

Interview réalisée par
K. Ismaël

LAISSER UNE REPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here

deux + 8 =